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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 20:21

DSCN4483.JPG Milo Rojevic, un flic accro au sexe et prêt à tout pour assouvir ses pulsions, doit enquêter sur la disparition de son coéquipier. Entre son ex-femme, des collègues prêts à tout pour lui mettre des bâtons dans les roues, ses supérieurs qui n’ignorent rien de ses frasques et ne l’estiment que peu et son addiction, « Casanova » a bien du mal à suivre une piste tangible. Les choses se complexifient encore davantage quand il découvre que son coéquipier a été marié, a eu un enfant (et quelle progéniture !) et a fréquenté un club sado-maso qui repousse les limites du dicible…

 

Le ton est donné dès la première page, et on sent tout de suite que ce polar va être cru, très cru ! Le personnage principal est un pervers, un paumé qui semble n’avoir aucune morale et se laisse mener par le bout. Tout le champ lexical de la sexualité y passe, tous les synonymes du sexe masculin aussi. L’univers dans lequel évolue Casanova est glauque à souhait, les pratiques plus perverses les unes que les autres et le rapport homme/femme complètement bancal, la femme n’étant qu’un réceptacle, un moyen pour lui de se soulager, sans qu’aucune considération ne lui soit portée. J’ai trouvé que l’enquête ne se déroulait pas comme usuellement dans les rompols, je n’ai d’ailleurs pas eu l’impression de lire un polar, tant l’enquête, par rapport aux errances psychologiques de Rojevic, m’a semblé secondaire. L’essentiel du roman est construit à la troisième personne, mais de temps en temps, Casanova s’exprime directement, souvent pour reprendre à son compte des passages narratifs que l’on vient tout juste de lire, ce qui m’a donné l’impression d’une confession. On le sent seul, perdu et il en devient touchant. Les sphères dans lesquelles il évolue (péniblement) sont angoissantes, les protagonistes peu amènes et fréquentables. Un polar surprenant, que je n’ai pas trouvé désagréable mais dont le style et le vocabulaire peut freiner certains lecteurs.

 

Extrait (p 24)

 

Giovanni dans la nature, ça fout des frissons, pas vrai ?

Ca veut dire quoi, ce sous-entendu, « inspecteur » Rojevic ?

Je parlais pour moi, monsieur.

Bien entendu. Et vous avez parfaitement raison. Vous trouvez pas que ça sent une drôle d’odeur ?

Casanova fit mine d’inspecter les lieux, à la recherche d’une source probable.

Une odeur ? Comment ça ?

Le Manitou plissa le visage. Il prit une mine dégoûtée, pour ne pas dire horrifiée.

Une odeur de… de foutre ?

Une odeur de foutre ?

Casanova voyait très bien à quoi le Manitou faisait allusion. Il n’avait pas eu le temps de prendre une douche après avoir baisé la secrétaire du DRH dans un débarras du second.

 

L’avis de deux autres bloggueuses-bouquineuses : ici et

Par Amandine - Publié dans : Policiers - Communauté : Parce quon est tous différents
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 16:17

DSCN4479.JPG Un petit immeuble dans un quartier de Montréal. Dans cet immeuble, des vies qui se construisent, passent ou s’étiolent. Dans ces vies, des moments heureux et des moments douloureux. Le bonheur est assis sur un banc et il attend est l’histoire de ces propriétaires dont le fils s’est suicidé treize ans plus tôt, les laissant avec leur peine mais surtout leurs questionnements. C’est l’histoire de Pierre, quitté par sa femme il y a deux ans et qui sombre dans l’alcool, devant Julie, sa fille, tout juste majeure, qui se sent impuissante devant la destruction programmée de son père. C’est l’histoire d’un chat qui se perd et d’un chat que l’on trouve. C’est l’histoire de Jeanne, dont la vie de couple, à 25 ans, semble se profiler sous les meilleurs auspices, jusqu’à ce que …

 

 

Ce roman m’a un peu fait penser à ceux d’Anna Gavalda (d’ailleurs citée deux fois, Ensemble c’est tout étant le livre de chevet d’une des protagonistes) avec ce rassemblement de personnages dont les existences s’entremêlent. On entre dans ce roman pour un moment de vie, pour quelques mois avec les uns et les autres. Des vies qui vont influencer celles d’un voisin, d’un commerçant de quartier, des vies qui nous rappellent que tout arrive toujours brutalement et que les évènements, heureux ou malheureux, nous changent à jamais. Que le bonheur, qui peut-être nous attend sur un banc, est à cueillir avant qu’il ne change de quartier. Qu’il est à chérir car il est fragile, délicat, précieux.

Côté construction, on parcourt des chapitres très courts et voilà un roman de 250 pages qui se lit en moins de deux. Une fois refermé ce livre, je me suis dit que c’avait été une lecture agréable, oui, mais qui ne me laissera pas, je pense, un souvenir impérissable.

 

 

Extrait (chapitre 8)

 

Seize heures pile. Nicolas arriva les bras remplis de victuailles. Il les déposa sur la table de la cuisine. Il embrassa Jeanne. Chaque fois qu’il la voyait, il réalisait combien elle lui manquait. Jeanne croyait qu’il ne pensait qu’à sa thèse. Qu’il ne devait penser qu’à sa thèse. Surtout ne pas se laisser distraire, Jeanne fouilla dans les sacs de provisions. Cannellonis, sauce tomates et basilic, vin rouge, baguette, fromages et gâteau au chocolat. Aller au cinéma après avoir ingurgité tout ça ? Impossible.

Par Amandine - Publié dans : Romans étrangers
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 14:15

DSCN4476-copie-1.JPG Un après-midi où elle était dans le jardin en compagnie de sa sœur Anne, la jeune Alice voit passer un lapin blanc. Curieuse et ravie d’échapper à l’ennui, elle décide de le suivre et se retrouve dans un monde parallèle peuplé d’étranges personnages plus ou moins bienveillants…

 

 

L’histoire d’Alice au pays des merveilles, je la connaissais. Rectification : je pensais la connaître. En effet, en bonne amatrice de Disney, j’avais vu et revu le dessin animé qui fête cette année ces 60 ans et qui fait partie de mes grands favoris. A la lecture de ce classique de Lewis Carroll, alias Charles Lutwidge Dogson, j’ai complètement redécouvert les tribulations d’Alice. Les personnages que l’on retrouve dans le dessin animé n’interviennent pas toujours de la même façon que dans le livre (la scène culte du non anniversaire, par exemple, ne figure pas telle quelle dans l’œuvre originale), d’autres, plus ou moins secondaires, ne sont même pas dans le roman (les jumeaux Tweedle-Dee et Tweedle-Dum, les fleurs, les papillons-brioches…). D’autres enfin interviennent, qui m’étaient complètement étrangers (la Tortue-Façon-Tête-de-Veau, la Duchesse et sa cuisinière…). Après une rapide recherche sur Wikipédia, il semblerait que l’œuvre de Disney ne soit pas basée uniquement sur Alice au pays des merveilles mais également sur De l’autre côté du miroir, que je n’ai pas encore lu. D’où ces personnages qui, de mon point de vue, manquent ou au contraire apparaissent, en plus de ceux que je connaissais via le dessin animé. Côté rythme narratif, dans ce monde de fous, tout va très vite et tout est complètement farfelu. Par contre, quelques parodies de poèmes/comptines de l’époque de Carroll ponctuent les rencontres avec les divers personnages, mais je pense être passée complètement à côté de leur sens, ne connaissant pas les œuvres originales les ayant inspirées.

 

 

Extrait (Chapitre VII - Un thé de fous) 

Une fois de plus elle se trouva dans la longue salle, et près de la petite table de verre. « Bon, cette fois-ci, je vais mieux m’en tirer », se dit-elle, et elle commença par prendre la petite clé d’or et par déverrouiller la porte qui menait au jardin. Puis elle entreprit de grignoter le champignon dont elle avait gardé un morceau dans la poche jusqu’à ce qu’elle eut atteint environ onze pouces(…)

 

L'avis d'Antony c'est ici

Par Amandine - Publié dans : Romans étrangers - Communauté : Salon Lecture
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Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 14:49

IMG_3331.JPGJane a 13 ans lorsqu'elle déclare à ses parents en pleine dispute : " je ne me marierai et je n'aurai jamais d'enfant". Cette phrase provoquera le départ de son père et le désespoir et les reproches de sa mère. En vieillissant, Jane va essayer de s'affranchir du malheur de ses parents en s'investissant corps et âme dans ses études de lettres, au point d'avoir le mérite d'être admise à Havard, et de laisser partir son petit copain dans une université d'Irlande, en se promettant de se retrouver un an plus tard. Ce dernier rencontrera une fille et la laissera tomber. Un nouveau gros choc dans sa vie qui la précipitera dans les bras de son superviseur, le célèbre écrivain David Henry, alors qu'elle sait parfaitement qu'il est marié !

Après avoir vu et aimé " l'homme qui voulait vivre sa vie" j'ai lu " Quitter le monde" afin de me faire une idée plus précise de cet auteur. Le style de Douglas Kennedy, c'est le questionnement sur l'humanité. La vie, les hommes, les femmes, les Etats-Unis, être un écrivain, tout est sujet à la réflexion. Avec plus ou moins de succès. Son talent principal est de réussir à ne pas lâcher son personnage "Jane" et à nous faire tourner les pages sans s'en rendre compte jusqu'à la fin. Un thriller fluide et  intéressant à la psychologie un peu facile. Un très bon roman tout de même, il paraît même que c'est son meilleur...

 

Extrait (chapitre 3) :

- C'est à cause d'un garçon, pas vrai? ( Comme je gardais le silence, elle a continué:) Allez, ne soit pas timide !

 Ce n'était pas de la timidité, mais de la réticence, car je ne savais que trop bien qu'il suffisait de lui donner une bribe d'information pour qu'elle s'y accroche et ne cesse d'y revenir.

- Tout va bien, ai-je répété pour la troisième fois en levant les yeux au ciel.

- Si tu ne peux même pas te confier à ta mère...

- Il n'y a rien à confier.

- Tu ne peux vraiment pas me supporter, hein?

 Je me suis crispée davantage mais, là encore, tenter de lui tenir tête - notamment à un moment où elle avait certainement déjà avalé plusieurs verres de vodka - aurait été du pur masochisme. En conséquence, je lui ai dit que je la rappellerais d'ici peu et, dès que j'ai raccroché, le constat m'a frappée de plein fouet : "A partir de maintenant, tu es seule, irrémédiablement seule."

Par philippe - Publié dans : Romans étrangers - Communauté : Mes livres préférés
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 13:17

  IMG_3320.JPG Nous découvrons la planète Mars avec les premières missions des hommes venant de la planète Terre, en pleine guerre, ainsi qu'au travers les yeux de quelques Martiens confronté à l'arrivée de ces premiers hommes. Un couple de Martiens, Ylla fait un rêve où lui apparaît un homme qui lui dit venir de la Terre. Elle décrit le rêve à son mari et cela suffit à le rendre terriblement jaloux, d'autant que le rêve se répète. Ou encore, derrière les grillages qui protègent la piste de lancement de la prochaine fusée à destination de Mars, un homme interpelle les gardes et insiste pour faire partie de l'expédition. Pour lui, Mars représente la liberté, il veut laisser la Terre et ses problèmes derrière lui. Mais les gardes ne le comprennent pas et se moquent de lui. Dans une autre nouvelle, Benjamin Driscoll est un des premiers Terriens établi sur Mars. Il s'est fixé pour but de faire pousser des arbres sur la planète afin de lui donner davantage d'air respirable. Chaque jour, il creuse le sol, plante les graines et les irrigue avec l'eau des canaux...

 

  Publié en 1950 sous la forme de livre, ce recueil de nouvelles, découvertes dans des magazines entre 1945 et 1950, nous raconte l'arrivée des premiers colons terriens sur la planète Mars, alors que la civilisation martiennes est sur le déclins. Ce classique de la science fiction, n'a de science fiction que le fait d'imaginer la colonisation de Mars par les hommes. Car ce livre met à jour les problèmes de la société qui peuvent se répéter ailleurs. Ray Bradbury ne fait que pointer les problèmes de l'Homme, comme il le fait d'une autre manièrendans Fahrenheit 451. Ces "Chroniques martiennes"  sont un classique car les thèmes abordés sont universels et surtout par le fait que l'on se dit : Mr Bradbury a écrit ce livre hier! L'immigration, la pollution, l'orgueil, la peur de l'inconnu, tout est sujets à la réflexion, le tout écrit avec une belle poésie dans certaines nouvelles. C'est rare surtout dans un ouvrage de science fiction. Un auteur incontournable de la science fiction à découvrir ou àredécouvrir.

 

Extrait : ( Les hommes de la Terre ) :

 " Martiennes? " Elle haussa les sourcils.

"Je veux dire par là que vous vivez sur la quatrième planète à partir du soleil. Exact?

- Élémentaire, dit-elle d'un ton sec en les toisant.

- Et nous ( il appuya sa main rose et grassouillette contre sa poitrine), nous sommes de la terre. D'accord, les gars?

- Vous êtes ici sur Tyrr, si vous tenez à savoir le vrai nom de cette planète.

- Tyrr,Tyrr." Le capitaine faillit s'étrangler de rire. " Quel nom charmant! Mais dites-moi, ma bonne dame, comment se fait-il que vous parliez si parfaitement notre langue?

- Je ne parle pas, je pense. Télépathie! Bonjour!" Et elle claqua la porte.

   Un instant après, l'impossible personnage frappait de nouveau.

   Elle rouvrit la porte en coup de vent. Quoi encore?" s'enquit-elle.

   L'homme était toujours là, s'efforçant de sourire, l'air désorienté. Il tendit les mains. " Je ne crois pas que vous compreniez...

- Quoi?" Lança-t-elle sèchement.

L'homme la regarda bouche bée. Nous venons de la Terre!

Par philippe - Publié dans : science-fiction - Communauté : Mes livres préférés
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