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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 14:32



Le journaliste Mikael Blomkvist est en pleine tempête judiciaire lorsqu'il est contacté par un riche industriel, Henrik Vanger, pour une mission bien particulière : enquêter sur la disparition de sa petite nièce qui remonte à quarante ans ! Malgré qu'il n'ait jamais eu à remplir ce type de fonction, Mikael accepte de mener l'enquête, histoire de se faire oublier après le fiasco de son procès contre Wennerström. Il va faire la rencontre d'une jeune femme étrange et surprenante, Lisbeth Salander, qui va l'épauler efficacement jusqu'à l'issue de l'enquête. Ils plongent tous deux dans les secrets de la famille Vanger et vont aller de surprises en découvertes macabres...

Comme beaucoup, je ne suis pas passé à côté du battage médiatique autour de la saga Millénium mais je l'ai lu bien appris sa sortie. J'ai beaucoup apprécié et je comprends pourquoi on en a tant parlé. Des similitudes apparaissent entre l'auteur, mort prématurément dune crise cardiaque et qui n'a pas connu l'engouement du public pour son oeuvre, et le personnage de Mikael Blomkvist. Les noms suédois des personnages et des villes peuvent intimider (j'avais peur surtout de ne pas les retenir) mais on s'y fait très rapidement. A la fin du premier tome, je me suis jetée sur le second pour ne pas quitter les personnages attachants et intrigants de Stieg Larsson. 


Extrait (chapitre 2) :  

Armanskij avait du mal à s'habituer au fait que son plus fin limier soit une fille pâle, d'une maigreur anorexique, avec des cheveux coupés archicourt et des piercings dans le nez et les sourcils. Elle avait un tatouage d'une guêpe de deux centimètres sur le cou et un cordon tatoué autour du biceps gauche. Les quelques fois où elle portait un débardeur, Armanskij avait pu constater qu'elle avait aussi un tatouage plus grand sur l'omoplate, représentant un dragon. Rousse à l'origine, elle s'était teint les cheveux en noir aile de corbeau. Elle avait toujours l'air d'émerger d'une semaine de bringue en compagnie d'une bande de hard-rockers.

Par Amandine - Publié dans : Romans étrangers - Communauté : Salon Lecture
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 23:09


  En 1938 à Paris, Mathieu est professeur de philosophie. Sa petite amie, Marcelle, lui annonce qu'elle est enceinte. C'est un accident. D'un relatif commun accord, il commence à chercher une solution pour un avortement pas trop coûteux et qui peut être réalisé dans de bonnes conditions. Mathieu prend alors conscience qu'il est lassé par Marcelle et qu'en parallèle, il est attiré par Ivich, la soeur d'un de ces anciens éléves.

 "L'âge de raison" est le premier tome d'une série de 3 volumes réunis sous le titre "Les chemins de la liberté". Jean-Paul Sartre nous plonge dans la conscience de Mathieu, personnage cultivé et intelligent qui se situe à un croisement de sa vie. Les convictions qu'il s'est forgées au fil de sa jeunesse sont remises en question. Il doit  prendre des décisions et elles auront forcément des conséquences sur sa vie future. A travers ce roman, Jean-Paul Sartre pose la question sur ce qu'est réellement la liberté, l'engagement et l'amour.

Extrait (Chapitre 14) :
- Mais je n'ai pas eu de décision à prendre, dit Mathieu interdit. Nous avions toujours été d'accord sur ce qu'il faudrait faire en pareil cas.
- Oui. Mais est-ce que tu t'es inquiété de son opinion, avant-hier?
- Ma foi non, dit Mathieu. J'étais sûr qu'elle pensait comme moi.
- Oui, enfin tu ne lui as rien demandé. Quand aviez-vous envisagé pour la dernière fois cette... éventualité?
- Je ne sais pas, il y a deux ou trois ans.
- Deux ou trois ans. Et tu ne crois pas qu'elle a pu changer d'avis entre-temps?
Par philippe - Publié dans : Romans français - Communauté : Salon Lecture
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 14:26




Alors qu'il tente de réparer son avion en panne dans le désert, un aviateur fait une rencontre surprenante : un enfant surgi de nulle part lui formule une demande des plus curieuses "S'il vous plaît, dessine-moi un mouton". La conversation s'engage alors et le narrateur entrevoit petit à petit l'univers du petit prince. Il en apprend un peu plus sur sa planète, l'astéroïde B 612 et ses trois volcans, sur la fleur qui l'a poussé à voyager, sur les rencontres qu'il a faites sur les astéroïdes voisines et sur la Terre, la 7ème planète qu'il visite. 

Le Petit Prince a plusieurs niveaux de lecture et est aussi bien destiné aux enfants qu'aux adultes. Les rencontres du Petit Prince sur les astéroïdes voisines de sa planète sont ainsi l'occasion pour Saint Exupéry de dénoncer des travers humains ou de mettre en lumière des qualités qu'il apprécie : le sérieux des adultes, la prépondérance des apparences dans nos jugements, le sacrifice, la vanité ... A travers ce conte, c'est le recadrage des valeurs fortes trop souvent oubliées dans nos sociétés qui transparaît au fil des pages. L'arrivée du renard dans la vie de l'enfant est aussi l'occasion pour l'auteur de rappeler que l'amitié est un trésor, qu'elle se construit pas à pas et fait voir la vie autrement.
La fin du conte (mais y a t'il vraiment une fin ?) peut elle aussi être envisagée sous plusieurs angles : Pourquoi ce départ ? Pourquoi de cette façon ? Et comment vivre avec le manque ?


 
Extrait (chapitre XXI) :

- On ne connaît que les choses qu'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe pas de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire ? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près ...  

Par Amandine - Publié dans : Romans français
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 19:58

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  Micromégas, jeune géant de 700 ans habitant Sirius, voyage à travers le système solaire avec un Saturnien. Ils vont finalement s'arrêter sur la Terre et rencontrer ses minuscules habitants, les hommes !

  Zadig, "le Juste" en hébreu, jeune homme vivant à Babylone, est amoureux de Semire, belle et riche. La jalousie d'Orcan, neveu d'un ministre, va séparer le couple par la force. Zadig part à la recherche du bonheur et va alors vivre une succession d'ascension souvent sociale et de déconvenue de toute sorte.

  Dans le Château de Thunder-ten-tronckh, Candide, soupçonné d'être le fils de la soeur du Baron, embrasse Cunégonde, la fille du Baron. Ils sont pris en flagrant délit, le jeune homme est contraint alors de quitter le château et de voyager afin de trouver l'endroit où "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes".

  Voici trois contes satiriques et philosophiques parmi les plus célèbres de Voltaire. Il s'interroge sur la liberté, la nature humaine, la tolérance, la Providence et bien d'autre sujets existentiels à travers l'expérience de la vie. J'ai été presque surpris de l'accessibilité de ce livre. J'ai adoré tout particulièrement "Zadig" qui montre toute la diversité des travers humains. Sa vision critique des croyances et des connaissances de l'homme est jubilatoire.


Extrait ( Chapitre 19 ) :
  Le grand mage proposa d'abord cette question : "Quelle est de toutes les choses du monde la plus longue et la plus courte, la plus prompte et la plus lente, la plus divisible et la plus étendue, la plus négligée et la plus regrettée, sans qui rien ne se peut  faire, qui dévore tout ce qui est petit, et qui vivifie tout ce qui est grand ?"
  C'était à Itobad à parler. Il répondit qu'un homme comme lui n'entendait rien aux énigmes, et qu'il lui suffisait d'avoir vaincu à grands coups de lance. Les uns dirent que le mot de l'énigme était la fortune, d'autres la terre, d'autres la lumière. Zadig dit que c'était le temps : "Rien n'est plus long, ajouta t'il, puisqu'il est la mesure de l'éternité ; rien n'est plus court, puisqu'il manque à tous nos projets ; rien n'est plus lent pour qui attend ; rien de plus rapide pour qui jouit ; il s'étend jusqu'à l'infini en grand ; il se divise jusque dans l'infini en petit ; tous les hommes le négligent, tous en regrettent la perte ; rien ne se fait sans lui ; il fait oublier tout ce qui est indigne de la postérité, et il immortalise les grandes choses." L'assemblée convint que Zadig avait raison.

Par philippe - Publié dans : Romans français - Communauté : Mes livres préférés
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 14:16


La vie de Sam, ado fou de skate et fan du célèbre Tony Hawk, allait plutôt bien jusqu'au jour où sa petite amie Alicia lui annonce qu'elle attend un enfant. A 15 ans, le petit monde de Sam vacille. Comment annoncer LA catastrophe à sa mère et aux parents d'Alicia ? Comment envisager l'avenir sereinement ? D'autant que demander conseil au poster du skateur Tony Hawk ne va pas beaucoup l'aider ! Ses petits monologues devant le papier glacé vont même avoir de drôles de conséquences : à chaque "confession", Sam se retrouve projeté plusieurs mois dans le futur, sans bien comprendre pourquoi son fils s'appelle Roof, pourquoi il vit chez les parents d'Alicia et pourquoi, à la projection suivante, ils sont séparés. L'insouciance de Sam va devoir céder le pas à la lucidité et la responsabilisation. 

Un roman savoureux, mêlant situations burlesques et prise de conscience. Le style est léger et une fois de plus Nick Hornby a su se mettre dans la peau de son personnage (on croirait ce livre écrit par un "vrai" adolescent). Un très bon moment.


Extrait (chapitre 6)

Ce bébé - mon bébé, le bébé d'Alicia, notre bébé- s'appelait Roof (ndt : toit). Qui avait eu cette idée ? Qu'est ce que ça voulait dire ? Peut être que j'avais mal entendu. Peut être que c'était un garçon nommé Ruth. Tant qu'à faire, je crois que j'aurais encore préféré Ruth à Roof. Au moins Ruth était un nom.


 
Par Amandine - Publié dans : Romans étrangers
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