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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 13:47

IMG_2950.JPG  Sage l'Ancien, le plus vieux cochon de la Ferme du Manoir de Mr.Jones, fait réunir tous les animaux du domaine pour leur faire part d'un rêve qu'il a fait. La Terre lui est apparue délivrée de l'Homme, la seule et unique source des maux des animaux. Trois jours après ces révélations, Sage l'Ancien s'éteint dans son sommeil. Après des mois de réflexion, surtout de la part des cochons, les animaux envisagent de se révolter. Certains animaux invoquent le devoir de fidélité à Mr. Jones, tandis que d'autre voient le moyen de mieux se nourrir et d'avoir plus de temps libre. Le jour où Mr. Jones et le personnel de la ferme oublient de nourrir tous les animaux, la colère montent et l'heure du soulèvement est arrivé. Avec cette révolte, la liberté est toute proche...

 

 

   La première des deux oeuvres très connues de Georges Orwell est assez courte. A travers la prise de pouvoir des animaux sur l'Homme dans une ferme, l'écrivain offre une critique sans équivoque du communisme. Fini d'écrire en 1944, il ne sera publié qu'un an plus tard car la critique du système de l'U.R.S.S. est trop évidente à cette époque et la guerre n'est pas terminée. Presque 70 ans plus tard, ce livre est un plaisir à lire, les caractères et les positions "sociales" des animaux nous renvoient à chaque instant à l'homme et sa condition. Après avoir lu 1984, je me dis que Geoges Orwell avait une vision très réaliste de l'époque dans laquelle il vivait. Je me demande actuellement si la liberté et l'égalité sont plus des concepts que des réalités, le monde dans lequel nous vivons a certes évolué, mais au fond les relations entre humains l'ont elle été ? Pour moi, c'est un classique facile à lire qui devrait être inscrit sur les programmes scolaires, peut être est-ce déjà fait...en tout cas c'est un livre à ne pas rater.

 

Extrait ( Chapitre 1 ) :

   L'Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d'oeufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pour attraper un lapin. Pourtant le voici le suzerain de tous les animaux. Il distribue les tâches entre eux, mais ne leur donne en retour que la maigre pitance qui les maintient en vie. Puis il garde pour lui le surplus. Qui laboure le sol ? Nous ! Qui le féconde ? Notre fumier ! Et pourtant pas un parmi nous qui n'ait que sa peau pour tout bien. Vous, les vaches là devant moi, combien de centaine d'hectolitres de lait n'avez vous pas produit l'année dernière? Et qu'est-il advenu de ce lait qui vous aurait permis d'élever vos petits, de leur donner force et vigueur ? De chaque goutte l'ennemi s'est délecté et rassasié.

Par philippe - Publié dans : Romans étrangers - Communauté : Parce quon est tous différents
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 19:16

DSCN0690.JPG Lorsque Marilyn entame une énième psychothérapie, ni elle ni son psychanalyste ne peuvent alors se douter que 30 mois plus tard, leur relation prendrait fin avec le décès de l'actrice. C'est un père, un amant, un confident, un soutien que Marilyn est venue chercher. Il va rapidement lui être indispensable et le cadre de la thérapie s'en trouvera fortement ébranlé. De là à à la précipiter aux portes de la mort ? 

 

J'ai adoré ! Entre roman et biographie pure, les pages de ces Dernières séances m'ont régalées. Marilyn s'y promène dans toute sa féminité, dans toutes ses contradictions, dans toute sa complexité. Le "personnage" de Grennson, lui, dérange, étonne, inquiète. De drôles de coïncidence interpellent, le mystère de la mort de la star hollywoodienne fascine toujours autant après la lecture de ses dernières années de vie, lecture qui donne envie de dévorer d'autres ouvrages sur cette vie si atypique. Marilyn y est touchante, désarmante, fascinante.

 

Extrait (p 133)

 

Deuxième séance, le soir du même jour. Marilyn s'assied face à son psychanalyste.

- Lorsqu'on est célèbre, chacune de vos faiblesses est amplifiée au maximum. Le cinéma devrait se conduire à notre égard comme une mère dont l'enfant vient tout juste d'échapper à un accident de voiture. Mais au lieu de nous prendre contre lui et de nous consoler, le cinéma nous punit. Le cinéma, c'est toujours ça : prendre et encore prendre. On appelle ça des prises, justement, les séquences qu'on vous fait recommencer cent fois. Mais qui donne, qui reçoit, qui aime ? Avez-vous remarqué, docteur, qu'à Hollywood où des millions et des milliards de dollars ont été gagnés, il n'existe pas de monuments, de musées ? Personne n'a laissé quelque chose derrière soi. Tous ceux qui sont venus ici n'ont su faire qu'une chose, prendre, prendre ! Je ne participerai jamais à cette grande cavalcade américaine où les gens passent leur vie à se précipiter d'un endroit à l'autre, très vite et sans raison.

- Nous allons nous arrêter là.
- Ah, vous aussi, vous dites : "Coupez ! Prochaine prise ! Marilyn dernière !"

 

 

Pour lire l'avis de Nathalie Bouquine, c'est par !

Par Amandine - Publié dans : Biographie
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 18:47

DSCN0693.JPG Ralph Croft, faussaire anglais emprisonné à la bastille, a une occasion en or pour sauver sa peau : s'il découvre l'identité de l'homme au masque de fer, il retrouvera sa liberté. Mais plus ses investigations progressent, plus il se sent piégé. A qui peut-il se fier ? Une fois le voile levé sur le mystérieux prisonnier, sera t-il réellement relâché ? En remuant ainsi le passé, n'est-il pas en train de signer son arrêt de mort ?

 

 

Un policier agréable à lire, qui ne tourne pas autour du pot mais va droit au but. L'intrigue tient la route, le roman se lit vite, le personnage principal est sympathique bref une lecture honnête même si quelques éléments de la fin du roman sont attendus.

Pour en savoir plus sur l'auteur, romancier et historien, c'est par ici.

 

 

Extrait (p 38)

 

 

- C'est une copie d'une lettre écrite en 1711 par l'épouse du frère de Louis XIV, la princesse Palatine. Elle donne des nouvelles de la famille et raconte les ragots de la Cour. Voici ce qu'elle écrit : "Un homme a passé plusieurs années à la Bastille et y a trépassé. Il était masqué, ce qui devait être indispensable, car par ailleurs, on le traitait avec beaucoup d'égards, on s'en occupait fort bien et on lui donnait tout ce qu'il voulait. Il recevait le sacrement de la communion en portant son masque. Il était fort dévot et ne cessait de lire. Personne n'a jamais su de qui il s'agissait."

Maurepas eu un geste d'impuissance.

- Voilà ce que les grands savent ; pas davantage que vous ou moi, monsieur Croft. Alors, que conseillez-vous ?

Par Amandine - Publié dans : Policiers - Communauté : Parce quon est tous différents
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 18:12

DSCN0689.JPG Dieu est comme tout le monde, quand il postule à un nouveau job, il doit passer un entretien d'embauche. Aussi exceptionnelles que furent ses créations, il doit s'en expliquer et passer des tests psychologiques. Tout y passe : la couleur du ciel, la mer, les artistes, les dinosaures... Dieu va s'appliquer à répondre avec honnêteté et précision à toutes les questions du recruteur. Mais fera-t'il l'affaire ?

 

 

J'ai beaucoup aimé le ton de cet essai (oui selon Wikipédia, c'est un essai !) : légèreté et gravité se côtoient pour nous distraire mais aussi nous faire réfléchir. Dieu face à un DRH, il fallait y penser et Fournier l'a fait. L'ancien acolyte de Desproges sait nous délecter de formules simples mais efficaces, qui, tout comme la longueur des chapitres (une page maximum), font que l'on ne cesse de lire que ... lorsqu'on arrive au mot "fin". Une lecture très agréable (très rapide !) qui ne dénote pas du style Fournier.

 

 

Extrait "Comme les chats, Dieu enterre ses saletés" (p 75)


- Si vous ne voulez pas d'automobile, il ne fallait pas leur donner le pétrole !

- Qu'est-ce que vous racontez là ! Je ne leur ai pas donné, ils l'ont trouvé, malgré moi. Réfléchissez une seconde : si j'avais voulu qu'ils le trouvent, je ne me serais pas fatigué à l'enterrer dans des trous de plusieurs kilomètres de profondeur ; je leur aurais fait des sources.

Le directeur semble convaincu.

- Convaincant, dit-il. Mais alors, d'où il vient, ce pétrole ?

- Quand j'ai eu fini le monde, vous imaginez bien qu'il a fallu nettoyer, parce que lorsque je travaille j'en mets partout. Alors j'ai nettoyé par terre et j'ai rincé ma serpillière. Mais l'eau sale, fallait bien la mettre quelque part, alors j'ai fait des trous dans la terre.

- Des égouts, en quelque sorte.

- Des égouts, tu l'as dit, mon petit rat, et j'ai vidé mes eaux sales dedans. Je ne pouvais pas imaginer que l'Homo sapiens allait pomper cette eau un jour, pour empoisonner la Terre, dégueulasser la mer et faire chier les mouettes.

Par Amandine - Publié dans : Humour - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 18:49

 

  IMG 2933 "Big Brother vous regarde", voici ce que lit Winston Smith partout où il va, ainsi que toute la population de l'Océania sur les affiches dans les rues. En ce 4 avril 1984,  Winston commence un journal caché dans un coin de son appartement pour éviter d'être vu par son télécran. Il veux mettre sur papier toutes les pensées qui traversent son esprit, il ne sait pas si c'est pour lui ou pour laisser un témoignage à la génération à venir. Ce n'est pas illégal, puisqu'il n'y a plus de loi mais il risque tout de même d'être puni par de longues années de travaux forcés ou de mort. Cette fille qu'il a croisée l'autre jour, dont le regard l'a transpercé et qu'il soupçonne d'être une espionne et qu'il déteste peut être une des raisons de l'existence de ce journal. Ou peut être est-ce cette devise qui le dérange : "La guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage et l'ignorance c'est la force". A force d'écrire, une voix s'élève en lui, dangereuse pour lui même, car elle lui dit juste "A bas Big Brother".

 

   Dans ce classique de la littérature de science fiction, George Orwell nous montre un société totalitaire, librement inspiré du contexte mondial de 1948 et du Régime de Staline. Tout comme Ray Bradbury dans " Fahrenheit 451" la culture et la liberté sont supprimées pour mieux servir les dirigeants et asservir la population. Publié en 1949, l'auteur est un vrai visionnaire. Certes il pousse à l'extrême un totalitarisme mondial, mais c'est pour mieux mettre à jour les comportements dans notre société et montrer ce que peux donner une politique désastreuse cachée sous un message de bonheur pour tous. Dès les premier mots, nous sommes Winston Smith, homme ordinaire, qui ne se sent pas libre de penser par peur de mourir et surtout parce qu'il a été conditionné par son gouvernement. J'aime ces livres inspirés de l'Histoire qui offrent une vision très pessimiste sur la liberté de l'Homme. Incontournable.

 

Extrait :

   Un instant plus tard, un horrible crissement, comme celui de quelque monstrueuse machine tournant sans huile, éclata dans le grand télécran du bout de la salle. C'était un bruit à vous faire grincer des dents et à vous hérisser les cheveux. La Haine avait commencé. Comme d'habitude, le visage d'Emmanuel Goldstein, l'Ennemi du Peuple, avait jailli sur l'écran. Il y eut des coup de sifflet çà et là dans l'assistance. La petite femme rousse jeta un cri de frayeur et de dégoût. Goldstein était un renégat et le traite. Il y avait longtemps ( combien de temps, personne ne le savait exactement ). Il avait été l'un des meneurs du parti presque au même titre que Big Brother lui-même. Il s'était engagé dans une activité contre-révolutionnaire, avait été condamné à mort, s'était mystérieusement échappé et avait disparu. Le programme des Deux Minutes de la Haine variait d'un jour à l'autre, mais il n'y en avait pas un dans lequel Goldstein ne fût pas la principale figure. Il était le traître fondamental, le premier profanateur de la pureté du Parti.

Par philippe - Publié dans : science-fiction - Communauté : Salon Lecture
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