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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 18:15

DSCN0764.JPG Passionné de sciences et de philosophie naturelle, Victor Frankenstein tente, au cours de ses études, une expérience jusqu’alors irréalisée : créer, de toutes pièces, un être vivant. Mais devant le résultat, il se rend compte du méfait qu’il a commis et la créature s’échappe.

Quelques années plus tard, le monstre retrouve son créateur. Il lui raconte ses diverses expériences auprès des humains et, pour accéder au bonheur, lui demande l’inimaginable : que Frankenstein lui crée une femelle. Quelles seraient les conséquences de la création d’un second monstre pour notre humanité ? Et si Frankenstein n’obtempérait pas, que pourrait-il arriver ?

 

A l’achèvement de la lecture, je suis assez partagée. J’ai été emportée avec ravissement par certains passages du récit mais d’autres m’ont paru interminables ! J’ai trouvé la plupart des descriptions des paysages pesantes, avec l’impression de ne pas arriver au bout, et en même temps j’ai trouvé que Mary W. Shelley était avare en explications quant à l’origine du monstre et à son aspect physique. Si l’on apprend par le menu ce qu’a été l’existence de la créature entre sa fuite et ses retrouvailles avec Frankenstein (notamment de quelle façon elle a acquis notre langage), il n’en est rien côté « naissance ». Peut être que la création et la description physique du monstre ont été passées sous silence pour ajouter encore au mystère. Le lecteur est ainsi libre d’imaginer sa créature, influencé toutefois par les nombreuses représentations picturales du monstre. Loin d’être un coup de cœur, cette œuvre gothique aura au moins eu le mérite de m’apprendre que Frankenstein était le nom du créateur et non de la créature !

 

Extrait (p 115) :

La lune contemplait souvent mes travaux poursuivis jusque tard dans la nuit, engagé que j'étais à forcer la nature dans ses ultimes retranchements. Et cela, avec une ardeur haletante et une persévérance inébranlable. Qui donc pourrait concevoir l'horreur de mon travail poursuivi en secret, m'affairant dans la profondeur humide des caveaux ou torturant un animal vivant pour tenter d'animer la matière inerte ? D'y penser me donne maintenant le vertige et fait trembler mes membres. Mais, à l'époque, une impulsion irrésistible et quasi frénétique me poussait en avant. Je semblais avoir perdu le sens de tout ce qui n'était pas mon unique poursuite.

Par Amandine - Publié dans : Romans étrangers - Communauté : Salon Lecture
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