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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 11:13

DSCN3879-copie-1.JPG En montant dans ce train, Helen ne se doutait pas qu’à sa descente elle ne serait plus la même. Certes, son accouchement pendant l’accident ferroviaire l’a ébranlée. Mais si elle est différente après la tragédie, ce n’est pas seulement d’un point de vue psychologique. Car elle a été identifiée par les secours comme étant Patricia, jeune mariée qui voyageait dans le même compartiment qu’elle avec son époux, en route vers ses beaux-parents qu’elle allait rencontrer pour la première fois. A sa sortie de l’hôpital sa vraie-fausse belle famille l’attend. Elle va vivre avec eux des mois paisibles, jusqu’à ce qu’un homme se manifeste, un homme qui surgit de son passé et connaît son secret…

 

 

J’ai bien aimé ce roman. Beaucoup d’éléments restent flous, mystérieux, l’auteur ayant privilégié la nouvelle vie d’Helen sous l’identité de Patricia et sa gestion de l’intrusion du maître-chanteur, à son passé. Ainsi, le roman commence réellement avec le départ d’Helen pour San Francisco. On sait qu’elle est seule. Qu’elle est perdue. Qu’elle cherche à joindre quelqu’un sans y parvenir. Et ce sera tout. Les passages où elle comprend sa mauvaise identification à l’hôpital ainsi que les premiers mois dans sa nouvelle famille, alors qu’elle doit prêter grande attention aux réponses qu’elle donne sur sa ville d’origine, son voyage de noces, sa vie de couple pour paraître la vraie Patricia, m’ont fortement rappelé la déconvenue, les difficultés et l’angoisse de Marie dans le roman de Frédérique Deghelt. Une lecture agréable, qui m’a donné envie de voir le film de Robin Davis, dans lequel certains mystères ont peut être été levés, du fait de l’interprétation du réalisateur.

 

 

Extrait (p 76)

 

Elle l’entoura de ses bras et l’attira contre elle en une étreinte plus chaude, plus banale, plus quotidienne que celle qu’elles venaient d’échanger ; elle attira contre son épaule la tête de la jeune femme ; et pour la première fois, lui parla à l’oreille pour lui donner du courage, pour lui donner la paix.

-       Vous êtes chez vous, Patricia. Soyez la bienvenue au foyer, ma chérie.

Et en entendant ces quelques mots, prononcés avec tant de simplicité, avec une sincérité si authentique, Patricia Hazzard sut qu’elle avait trouvé toute la bonté du monde présent ou à venir.

Par Amandine - Publié dans : Romans étrangers - Communauté : Parce quon est tous différents
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