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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 16:17

DSCN4479.JPG Un petit immeuble dans un quartier de Montréal. Dans cet immeuble, des vies qui se construisent, passent ou s’étiolent. Dans ces vies, des moments heureux et des moments douloureux. Le bonheur est assis sur un banc et il attend est l’histoire de ces propriétaires dont le fils s’est suicidé treize ans plus tôt, les laissant avec leur peine mais surtout leurs questionnements. C’est l’histoire de Pierre, quitté par sa femme il y a deux ans et qui sombre dans l’alcool, devant Julie, sa fille, tout juste majeure, qui se sent impuissante devant la destruction programmée de son père. C’est l’histoire d’un chat qui se perd et d’un chat que l’on trouve. C’est l’histoire de Jeanne, dont la vie de couple, à 25 ans, semble se profiler sous les meilleurs auspices, jusqu’à ce que …

 

 

Ce roman m’a un peu fait penser à ceux d’Anna Gavalda (d’ailleurs citée deux fois, Ensemble c’est tout étant le livre de chevet d’une des protagonistes) avec ce rassemblement de personnages dont les existences s’entremêlent. On entre dans ce roman pour un moment de vie, pour quelques mois avec les uns et les autres. Des vies qui vont influencer celles d’un voisin, d’un commerçant de quartier, des vies qui nous rappellent que tout arrive toujours brutalement et que les évènements, heureux ou malheureux, nous changent à jamais. Que le bonheur, qui peut-être nous attend sur un banc, est à cueillir avant qu’il ne change de quartier. Qu’il est à chérir car il est fragile, délicat, précieux.

Côté construction, on parcourt des chapitres très courts et voilà un roman de 250 pages qui se lit en moins de deux. Une fois refermé ce livre, je me suis dit que c’avait été une lecture agréable, oui, mais qui ne me laissera pas, je pense, un souvenir impérissable.

 

 

Extrait (chapitre 8)

 

Seize heures pile. Nicolas arriva les bras remplis de victuailles. Il les déposa sur la table de la cuisine. Il embrassa Jeanne. Chaque fois qu’il la voyait, il réalisait combien elle lui manquait. Jeanne croyait qu’il ne pensait qu’à sa thèse. Qu’il ne devait penser qu’à sa thèse. Surtout ne pas se laisser distraire, Jeanne fouilla dans les sacs de provisions. Cannellonis, sauce tomates et basilic, vin rouge, baguette, fromages et gâteau au chocolat. Aller au cinéma après avoir ingurgité tout ça ? Impossible.

Par Amandine - Publié dans : Romans étrangers
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