Le Club des Incorrigibles Optimistes, Jean-Michel Guenassia

Publié le par philippe

IMG 2048Avril 1980, Michel est venu assisté à l'enterrement de Sartre au cimetière Montparnasse. Devant le monde présent, il fait demi-tour...et croise Pavel, tchécoslovaque expatrié et communiste dans la âme. Cette rencontre le ramène vingt ans en arrière, il avait alors douze ans. A cette époque, il passait sont temps à lire les oeuvres entière des auteurs qu'il découvrait, à prendre des photos avec son nouvel appareil, à écouter du rock'n roll et à perfectionner sa technique au baby-foot au Balto. C'est dans ce bistrot qu'un jour la curiosité le pousse à voir se qui se cache derrière une porte avec inscrit dessus " Le Club des Incorrigibles Optimistes". Sous se nom, il découvre un club d'échec pas comme les autres...et des destins hors du commun!

Jean-Michel Guenassia publie son premier roman à presque soixante ans et je me demande pourquoi il a attendu si longtemps! L'auteur nous fait découvrir au travers des rencontres du petit Michel des personnages complexes et imprévisibles. Quel délice de revivre grâce à lui les années soixante au coeur d'une famille tiraillé entre une mère qui a grandi dans la bourgeoisie et un père, fils d'immigré italien et communiste. Ce  n'est même pas le meilleur. Car les sujet sont nombreux...la guerre d'Algérie, le destin des immigrés déçu et déchu du communisme, la littérature, l'adolescence et bien sûr l'amour font parti de cette vision réaliste, ou alors j'ai pris beaucoup de plaisir à l'imaginer. C'est un vrai coup de coeur!

Extrait ( Chapitre 21 ) :
- Tu dois être persévérant, commença-t-il. Ce ne sera pas la première femme à changer d'avis.
- Je suis désolé de te contredire, l'interrompit Igor. C'est inutile de se faire des illusions. Quand c'est important, elles ne changent pas d'avis. 
- Ce n'est pas vrai ! cria Leonid.
Ils partirent dans une discussion interminable et animée. Sans qu'ils s'en rendent compte, ils parlèrent en russe. Igor en prit conscience le premier et revint au français.
- On n'arrive pas à se mettre d'accord. On ne sait pas s'il vaut mieux attendre et espérer ou se faire une raison et renoncer.
- Demain sera meilleur. Je suis désolé de le constater, Igor Emilievitch, tu es négatif. Moi, je suis optimiste.
- Je suis un optimiste aussi, répondit Igor. Le pire est devant nous. Réjouissons-nous de ce que nous avons.

Publié dans Romans français

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