Le livre sans nom

Publié le par Amandine

IMG_1144.JPGUn soir, à Santa Mondega, une ville damnée d’Amérique du Sud, un inconnu sème la terreur et répand le sang. Nul ne sait d’où il vient, nul ne connaît son identité ni même son visage. Mais tous redoutent son retour, un jour, vu l’état dans lequel il a laissé la ville ce soir-là.

Cinq ans plus tard, alors que le jour de l’éclipse de Lune approche, le chaos semble proche : si l’œil de La Lune n’est pas retrouvé et mis en lieu sûr avant la disparition de l’astre, Santa Mondega peut être plongée dans les ténèbres à jamais. Et on murmure que cela arrangerait beaucoup le quotidien des vampires supposés y vivre. Cette pierre, les personnages les moins recommandables du coin sont nombreux à vouloir s’en emparer. Qu’ils cherchent à s’enrichir ou qu’ils croient en ses pouvoirs mystérieux, tous vont être liés et aspirés par la pierre qui, tel l’œil d’un cyclone, va les attirer dans un tourbillon infernal. Entre quiproquos, tueries, poursuites et retournements de situation, le sort de Santa Mondega est loin d’être fixé et l’heure fatidique de l’éclipse approche. Et pendant ce temps, les morts s’enchaînent…

 

 

 

Le livre sans nom est un roman surprenant à plus d’un titre. Première singularité : il n’a pas d’auteur identifié. Coup de marketing ou réel désir de l’auteur de cacher son identité ? Toujours est-il que cette caractéristique éveille la curiosité et qu’à ce jour, malgré les suppositions les plus farfelues, le nom de l’auteur reste toujours une énigme. Autre particularité : c’est un roman atypique, difficile à classer dans un genre plutôt que dans un autre, tant ses prolongements dans diverses branches littéraires sont divers. Une pincée d’ésotérisme, une bonne dose de fantastique et un fond de polar constituent un ensemble cohérent et plaisant à lire. Les personnages peu ragoûtants de cette ville sans charme sont tous liés les uns aux autres : tel un alignement de dominos, le sort des uns va forcément avoir des répercussions sur le destin des autres. On s’attache à certains, on en exècre d’autres mais une chose est sûre : aucun n’est fade, inutile ou insignifiant. Les 65 chapitres assez courts laissent peu de répit au lecteur, les scènes s’enchaînent et les 510 pages de la version poche se lisent toutes seules. Si certains lecteurs reprochent le style brut et facile de l’ensemble, je trouve, pour ma part, qu’il cadre complètement avec l’ambiance qui plane sur Santa Mondega (où l’on se doute que finesse et registre soutenu de langue n’ont pas leur place). J’ai bien aimé la facilité immersive de ce style d’écriture. Mais ce que j’ai surtout apprécié au cours de cette lecture, c’est de n’avoir pas deviné le quart de l’intrigue globale jusqu’aux toutes dernières révélations. Bref, c’est un roman bien ficelé, qui ménage le suspense jusqu’au bout et qui donne réellement envie de se procurer le tome 2.

 

 

Extrait (27)

Cinq ans avaient passé depuis la nuit où l’homme blond à la cape et à la capuche avait fait irruption à l’intérieur du Tapioca Bar. Rien n’avait vraiment changé. Les murs étaient peut-être un peu plus jaunâtres de fumée qu’auparavant et présentaient quelques nouveaux impacts de balles perdues, mais, excepté ces quelques détails, le bar était identique à ce qu’il avait été. Les inconnus n’étaient toujours pas les bienvenus et tous les habitués étaient toujours de parfaites raclures. 

Publié dans Romans étrangers

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T
ça me tente beaucoup de le lire. Ou peut-on le trouver?
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