Partager l'article ! Quitter le monde, Douglas Kennedy: Jane a 13 ans lorsqu'elle déclare à ses parents en pleine dispute : " je ne me marierai et je n'aurai ja ...
Jane a 13 ans lorsqu'elle déclare à ses parents en pleine dispute
: " je ne me marierai et je n'aurai jamais d'enfant". Cette phrase provoquera le départ de son père et le désespoir et les reproches de sa mère. En vieillissant, Jane va essayer de s'affranchir
du malheur de ses parents en s'investissant corps et âme dans ses études de lettres, au point d'avoir le mérite d'être admise à Havard, et de laisser partir son petit copain dans une université
d'Irlande, en se promettant de se retrouver un an plus tard. Ce dernier rencontrera une fille et la laissera tomber. Un nouveau gros choc dans sa vie qui la précipitera dans les bras de son
superviseur, le célèbre écrivain David Henry, alors qu'elle sait parfaitement qu'il est marié !
Après avoir vu et aimé " l'homme qui voulait vivre sa vie" j'ai lu " Quitter le monde" afin de me faire une idée plus précise de cet auteur. Le style de Douglas Kennedy, c'est le questionnement
sur l'humanité. La vie, les hommes, les femmes, les Etats-Unis, être un écrivain, tout est sujet à la réflexion. Avec plus ou moins de succès. Son talent principal est de réussir à ne pas lâcher
son personnage "Jane" et à nous faire tourner les pages sans s'en rendre compte jusqu'à la fin. Un thriller fluide et intéressant à la psychologie un peu facile. Un très bon roman tout de
même, il paraît même que c'est son meilleur...
Extrait (chapitre 3) :
- C'est à cause d'un garçon, pas vrai? ( Comme je gardais le silence, elle a continué:) Allez, ne soit pas timide !
Ce n'était pas de la timidité, mais de la réticence, car je ne savais que trop bien qu'il suffisait de lui donner une bribe d'information pour qu'elle s'y accroche et ne cesse d'y revenir.
- Tout va bien, ai-je répété pour la troisième fois en levant les yeux au ciel.
- Si tu ne peux même pas te confier à ta mère...
- Il n'y a rien à confier.
- Tu ne peux vraiment pas me supporter, hein?
Je me suis crispée davantage mais, là encore, tenter de lui tenir tête - notamment à un moment où elle avait certainement déjà avalé plusieurs verres de vodka - aurait été du pur masochisme. En conséquence, je lui ai dit que je la rappellerais d'ici peu et, dès que j'ai raccroché, le constat m'a frappée de plein fouet : "A partir de maintenant, tu es seule, irrémédiablement seule."
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